L’opérateur risques nucléaires, biologiques et chimiques participe au sein d’une équipe très spécialisée à la détection, à l’évaluation et à la gestion des risques qu’ils soient de type industriel ou dus à des toxiques à applications militaires et à la décontamination du personnel et des matériels. Ce métier est exercé prioritairement dans des unités spécialisées de la défense NBC, mais se retrouve aussi dans certaines spécialités des sapeurs-pompiers.
Les engagés volontaires exerçant des fonctions dans le cadre d’opération en milieu terrestre, sont avant tout des militaires. En opération extérieure comme sur le territoire national, outre les missions relevant de leur spécialité, ils remplissent aussi des missions de combat communes à tous types de soldats, des missions de services et participent à des activités diverses.
Opérateur risques nucléaires, biologiques et chimiques
Mission
Conditions
- EVAT (engagé volontaire)
- Pas de niveau scolaire exigé, CAP/BEP appréciés pour les métiers techniques.
- Être de nationalité française et jouir de ses droits civiques.
- Avoir 17 ans et demi et moins de 29 ans à la date de signature du contrat.
- VDAT (volontaire)
- Pas de niveau scolaire exigé.
- Être de nationalité française et jouir de ses droits civiques.
- Avoir 18 ans et moins de 26 ans à la date de signature du contrat.
Affectation (s)
- Liste non exhaustive des unités ou villes où peut s’exercer ce métier : Fontevraud, Metz, La Valbonne.
Qualités souhaitées
- Aptitude à travailler en équipe.
- Attirance pour les emplois techniques.
- Goût du terrain.
Formation militaire
La formation du jeune engagé se déroule en trois temps.
- D’abord, une formation initiale comprenant un module général et un module spécialisé incluant une période d’aguerrissement dans un centre spécialisé en décontamination réelle. Cette formation lui permet de remplir des tâches d’exécution et d’être envoyé en OPEX ou en MCD. Pour les opérateurs NBC, la formation de base est complétée par des formations spécifiques à la gestion des risques technologiques.
- Ensuite, une formation dite « élémentaire » qui lui permet d’évoluer en grade.
- Enfin, une formation dite « de premier niveau » nécessaire pour accéder à des fonctions d’encadrement et, pour les meilleurs, au corps des sous-officiers.
Compétences acquises
- Le contenu des formations de spécialité n’a pas de correspondance dans le secteur civil à l’exception de certaines formations à la gestion des risques technologiques pouvant être capitalisées lors d’une première expérience. Cependant, les compétences acquises lors de la formation initiale permettent au jeune engagé de capitaliser des savoir-faire et des savoir-être précieux pour envisager une reconversion après au moins quatre ans de service.
Témoignage
Sa spécialité dans l'armée de terre consiste à éliminer tous risques de contamination et, ainsi, assurer la sécurité physique des soldats et de la population. Il fait partie de la chaîne de décontamination par laquelle les soldats exposés au danger NBC passent avant de repartir en mission en toute sécurité. L'opérateur décontamination est aussi en mesure de préparer des solutions spécifiques de décontamination à appliquer sur les véhicules et le matériel.
Le dragon de première classe Gaëtan Maquin a voulu intégrer l'armée de terre après en avoir longuement débattu avec des amis qui parlaient de l’armée de terre comme étant une bonne expérience.
Il a suivi une formation pour apprendre le métier de soldat et développe sa condition physique quotidiennement en faisant des marches-courses, de l’escalade ou en pratiquant des sports collectifs. Il a également passé une formation nacelle et a eu son permis de conduire poids lourds.
"J'étais déjà marié et père de deux enfant avant l'armée, c'est pourquoi la décision de mon engagement s'est prise à deux. Malgré quelques appréhensions, j'arrive à concilier mon métier de soldat avec ma vie de famille."










